Depuis le changement de majorité, les
finances de la ville sont au cœur des préoccupations de la mairie.
Cette semaine, la séance du conseil municipal était presque exclusivement consacrée aux tarifs municipaux et une réunion publique mercredi 26
novembre était dédiée aux finances de la ville.
Françoise COURTINE, adjointe déléguée aux finances, a dévoilé la stratégie de révision des tarifs municipaux expliquant que la mairie n’a pas souhaité uniformiser l’augmentation, comme cela s’était fait dans le passé. Les recettes supplémentaires devraient rapporter 60000€ sur un an. Les hausses de tarifs devraient varier entre 0 et 30%, voire plus et jusqu’à 100% dans certains cas. L’opposition consensuelle sur la majorité des hausses a cependant souhaité que 3 points soient reportés en fin de discussion.
Philippe Bernigaud, s’exprimant au nom de l’opposition et très en verve (ce que Jean-François Debat a appelé un one-Philippe-show) a contesté les hausses de tarifs pour :
· les activités de Bouvent.
· Les locations de la salle des Fêtes, des salles Vietti, du Vox et des Vennes, relevant qu’une hausse des tarifs ne pouvait être justifiée que par une offre de services améliorée, ce qui n’est pas le cas. A propos de la salle des Fêtes et de la salle Vietti, JF Debat a invoqué la loi de l’offre et de la demande pour des salles très demandées.
· L’augmentation du tarif d’inscription au réseau de lecture public pour les revenus les plus bas. Pour le coup l’opposition s’est faite protectrice des moins fortunés, s’offusquant qu’un tarif annuel puisse passer de 2.50€ à 5€. (tarif qui n’a pas bougé depuis 5 ans)
J.F Debat a fait remarquer que si les décisions avaient été prises avant, ils n’auraient pas à le faire maintenant.
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Show public pour cette réunion sur les finances. Animateur, écran géant, expert et graphiques à l’appui, le message est passé. Françoise Courtine, en vedette, a détaillé les mécanismes d’un budget municipal. Il manque 4.5 millions d’€uros pour arriver à l’équilibre.
A l’animateur qui demandait si la mairie allait « serrer les boulons », Françoise Courtine a préféré la formule « Elus et agents seront partenaires pour agir autrement »
Et agir autrement se sera faire plusieurs milliers d’€uros d’économie sur le budget de fonctionnement.
Des postes n’ont pas été renouvelés en 2008 pour une économie de 300000 €uros.
Un poste en moins pour l’aéroport dont le budget déficitaire a été renfloué par la municipalité.
Ce qui nous amène aux questions suivantes :
« Est-il prévu de nouvelles réductions d’effectifs dans le personnel municipal ? »
« Quid des postes vacataires, non titularisés ? »
« La municipalité a également contribué à l’équilibre des comptes de la société gérante des parkings et parcmètres. Les tarifs seront-ils revus à la hausse ? »
La ville a vécu au dessus de ses moyens, elle a anticipé sur les recettes espérées des taxes et impôts des nouveaux contribuables qui ne sont pas venus. A une question sur l’attractivité de la ville, JF Debat à renvoyé au prochain plan local d’urbanisme mais a enfoncé le clou en affirmant qu’il ne ferait pas l’erreur de dépenser l’argent que la ville n’aurait pas.
Les associations et les clubs devront faire des efforts.
Les burgiens seront sollicités, taxes et impôts augmenteront mais on ne sait pas encore dans quelle proportion.
Quant à la médiathèque Joannès Son, l’architecte devra revoir sa copie afin de coller à l’enveloppe initiale.
Attaqué par Mme Jean-Louis sur les dépenses engagées pour la rénovation de son bureau, le maire a répondu qu’il était « mal venu à une adjointe au maire de l’ancienne majorité, alors qu’ils avaient laissé les finances dans l’état que l’on connaissait, de lui reprocher d’avoir changé une moquette vieille de 20 ans et d'avoir rafraîchi la peinture sur les murs. »
Dans son discours de clôture, Jean-François DEBAT, a affirmé que malgré la situation, malgré les efforts qui seront demandé à chacun mais en particulier à la ville elle-même, il tiendra ses promesses de campagne…sur la durée.












