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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 18:57

 

LA  VIE  MODERNE  de Raymond DEPARDON

 

Le Cinémateur  de Bourg-en-Bresse nous a servi :

Un excellent film documentaire, lauréat du prix Louis Delluc 2008, récompensant le meilleur film français sorti dans l’année.

Un film touchant consacré à l’agriculture de moyenne montagne en pays cévenol. Une agriculture dans les régions accidentées pour laquelle "il faut être passionné" aime à répéter Raymond Privat, un des "acteurs" âgé de plus de 80 ans. Et l’on ressent chez ces paysans, plutôt taiseux, tout cet amour pour leur métier, pour leur terre et pour leurs animaux.

Au détour de paysages magnifiques et  de routes sinueuses…

C’est surtout l’existence de vieux paysans en voie de disparition qui nous est narrée, isolés dans leurs fermes et sur leurs terres, dignes et attachants,  comme Marcel et Germaine. C’est aussi  celle des plus jeunes qui tentent de prendre la relève, parfois en vain comme cette jeune femme qu’on ne laisse pas s’établir et parfois bien malgré eux, comme Daniel dernier fils resté à la ferme et qui préférerait être itinérant.

Il y a aussi des enfants de jeunes couples, dont l’un aimerait bien faire le métier de son papa quand il sera plus grand…mais le papa lui dit « que ça n’existera plus » …et quelque part ça nous touche, car c’est l’histoire d’un pays qui s’en va et c’est aussi une part de notre histoire, de nos racines…

Il y a les conflits de génération, les non-dits, les silences….

Un documentaire un peu mélancolique qui ne nous laisse pas insensible, duquel les spectateurs ont un peu de mal à se détacher. A voir… encore à l’affiche du cinéma La Grenette jusqu’au 29 décembre 2008.

Un documentaire qui nous interpelle aussi sur un choix de société que nous avons à faire…

·                 Faut-il laisser disparaitre cette agriculture de paysans au profit d’une agriculture de masse, et au risque de voir certaines régions se désertifier ?

·                  Faut-il, au contraire, la soutenir et permettre son maintien et son développement  par le biais d’aides aux jeunes qui veulent s’installer et de coopération et de transmission entre anciens et nouveaux paysans ?

 

 

Et merci  au Cinémateur   qui nous a également servi la soupe (aux châtaignes ou aux pois cassés et lardons) après la projection du samedi 20 décembre. Un « after » qui nous a permis de discuter du film entre amis.

 


Par Jacques - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /2008 00:35

 

« Travailler plus, pour gagner plus » promesse du candidat qui voulait être le président du pouvoir d’achat.

D’abord les heures supplémentaires et maintenant le travail du dimanche, mieux rémunéré….

 

·                 Pour ou contre le travail le dimanche ?

·                 Faut-il ouvrir les grandes surfaces le dimanche ?

·                 Souhaiteriez-vous travailler le dimanche ?

 

La question à se poser n’est-elle pas plutôt :

Faut-il tout sacrifier à la toute puissante Economie, à la déesse Consommation, au dieu Argent ?

N’y a-t-il en France, aujourd’hui, que ces seules « valeurs »  pour mener notre société ?

Nous sommes devant un choix de société et nos représentants à l’Assemblée Nationale (élus par le peuple) auront à choisir entre une société de marché et une société plus humaniste, entre une société du culte de la consommation et une société du temps partagé en famille, avec ses amis, avec des personnes ayant des valeurs sportives, intellectuelles, culturelles ou cultuelles communes ?

N’oublions pas qu’à chaque nouvel évènement dramatique dans nos banlieues, dans nos quartiers périphériques, nous évoquons les fractures de la cellule familiale, les pertes de valeurs sociales,…. Faut-il aller encore plus loin ?

 

Alors… travailler plus, pour gagner plus ou travailler plus longtemps pour le même salaire ?

Car ne nous leurrons pas, travailler le dimanche ne sera pas un boum économique, « ce qui sera consommer le dimanche ne le sera pas les autres jours de la semaine »  (Robert Rochefort, directeur du CREDOC, écouter son intervention sur la crise lors de la Conférence nationale du Mouvement Démocrate) ce ne sera qu’un étalement dans le temps et ce ne sera pas non plus la relance par la consommation, le pouvoir d’achat des français n’est pas extensible. Le pire, sans doute, sera la destruction des commerces de proximité, des commerces de centre-ville au profit des mastodontes de la grande distribution situés en périphérie des villes.

L’agonie des centres-villes , la destruction du lien familial et social au seul profit des intérêts particuliers d’une minorité, et de l’insatiabilité de quelques uns.

 

Ces intérêts valent-ils force de loi quand une grande majorité de Français disent qu’ils ne voudraient pas travailler le dimanche ?

Et c’est là qu’il leur faut faire preuve de cohérence…on ne peut pas vouloir l’ouverture des magasins le dimanche et dire qu’on ne voudrait pas travailler le dimanche. On ne peut pas imposer à d’autres ce que l’on ne voudrait pas que l’on nous impose.

Au bout du compte, les puissants de la consommation gagneront des parts de marché, embaucheront (peut-être) après avoir détruit des emplois ailleurs, aménageront le temps de travail sur 7 jours…Quant au travail mieux rémunéré, dés lors que le travail du dimanche ne sera plus une exception pour le commerce, il disparaitra d’une façon ou d’une autre…

Volontariat, dites-vous ? Quel drôle d’humour…Quelle place lui sera laissée quand, sans vouloir généraliser, il n’y aura pas d’évolution de carrière, pas de revalorisation de salaire pour les personnes ayant refusé de travailler le dimanche ?

 

Le dimanche est, et doit rester un jour de repos pour la plus grande majorité des Français. 
 

                                                                                                  Jacques Lequin

Par Jacques - Publié dans : Actualités et Société
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /2008 22:34

 

 

 

 

 

     Depuis le changement de majorité, les finances de la ville sont au cœur des préoccupations de la mairie.

      Cette semaine, la séance du conseil municipal était presque exclusivement consacrée aux tarifs municipaux et une réunion publique mercredi 26 novembre était dédiée aux finances de la ville.

Françoise COURTINE, adjointe déléguée aux finances, a dévoilé la stratégie de révision des tarifs municipaux expliquant que la mairie n’a pas souhaité uniformiser l’augmentation, comme cela s’était fait dans le passé. Les recettes supplémentaires devraient rapporter 60000€ sur un an. Les hausses de tarifs devraient varier entre 0 et 30%, voire plus et jusqu’à 100% dans certains cas. L’opposition consensuelle sur la majorité des hausses a cependant souhaité que 3 points soient reportés en fin de discussion.

Philippe Bernigaud, s’exprimant au nom de l’opposition et très en verve (ce que Jean-François Debat a appelé un one-Philippe-show) a contesté les hausses de tarifs pour :

·                 les activités de Bouvent.

·                 Les locations de la salle des Fêtes, des salles Vietti, du Vox et des Vennes, relevant qu’une hausse des tarifs ne pouvait être justifiée que par une offre de services améliorée, ce qui n’est pas le cas. A propos de la salle des Fêtes et de la salle Vietti, JF Debat a invoqué la loi de l’offre et de la demande pour des salles très demandées.

·                 L’augmentation du tarif d’inscription au réseau de lecture public pour les revenus les plus bas. Pour le coup l’opposition s’est faite protectrice des moins fortunés, s’offusquant qu’un tarif annuel puisse passer de 2.50€ à 5€. (tarif qui n’a pas bougé depuis 5 ans)

 

J.F Debat a fait remarquer que si les décisions avaient été prises avant, ils n’auraient pas à le faire maintenant.

 

------------------------------------------------------------------------

 

       Show public pour cette réunion sur les finances. Animateur, écran géant, expert et graphiques à l’appui, le message est passé. Françoise Courtine, en vedette, a détaillé les mécanismes d’un budget municipal. Il manque 4.5 millions d’€uros pour arriver à l’équilibre.

A l’animateur qui demandait si la mairie allait « serrer les boulons », Françoise Courtine a préféré la formule « Elus et agents seront partenaires pour agir autrement »

Et agir autrement se sera faire plusieurs milliers d’€uros d’économie sur le budget de fonctionnement.

Des postes n’ont pas été renouvelés en 2008 pour une économie de 300000 €uros.

Un poste en moins pour l’aéroport dont le budget déficitaire a été renfloué par la municipalité.

 

Ce qui nous amène aux questions suivantes :

« Est-il prévu de nouvelles réductions d’effectifs dans le personnel municipal ? »

« Quid des postes vacataires, non titularisés ? »

« La municipalité a également contribué à l’équilibre des comptes de la société gérante des parkings et parcmètres. Les tarifs seront-ils revus à la hausse ? »

 

La ville a vécu au dessus de ses moyens, elle a anticipé sur les recettes espérées des taxes et impôts des nouveaux contribuables qui ne sont pas venus. A une question sur l’attractivité de la ville, JF Debat à renvoyé au prochain plan local d’urbanisme mais a enfoncé le clou en affirmant qu’il ne ferait pas l’erreur de dépenser l’argent que la ville n’aurait pas.

Les associations et les clubs devront faire des efforts.

Les burgiens seront sollicités, taxes et impôts augmenteront mais on ne sait pas encore dans quelle proportion.

Quant à la médiathèque Joannès Son, l’architecte devra revoir sa copie afin de coller à l’enveloppe initiale.

Attaqué par Mme Jean-Louis sur les dépenses engagées pour la rénovation de son bureau, le maire a répondu qu’il était « mal venu à une adjointe au maire de l’ancienne majorité, alors qu’ils avaient laissé les finances dans l’état que l’on connaissait, de lui reprocher d’avoir changé une moquette vieille de 20 ans et d'avoir rafraîchi la peinture sur les murs. »

Dans son discours de clôture, Jean-François DEBAT, a affirmé que malgré la situation, malgré les efforts qui seront demandé à chacun mais en particulier à  la ville elle-même, il tiendra ses promesses de campagne…sur la durée.

                                                                

                                                                                                 Jacques L.         

Par Jacques - Publié dans : Bourg en Bresse
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /2008 21:34

 

Nos enfants nous accuseront

Un film documentaire de Jean-Paul Jaud
Sortie en salles le 5 Novembre 2008


Durée : 1H47 -  Distributeur : CTV International


Synopsis : « Nos enfants nous accuseront » raconte la courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village.
Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique.
Un seul mot d'ordre :
Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.
 

 




Par Jacques
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /2008 22:24

 

 

  Je suis signataire de la pétition lancée par l’hebdomadaire Marianne le 19 septembre 2008 sur le site 

(site dédié à la mise en ligne de pétitions)



 

Extrait :

 

Date de création : 19/09/2008
Date de cloture :
19/09/2009

Auteur :
Marianne, 32, rue René Boulanger, 75010 Paris
Hebdomadaire créé en 1997 par Jean-François Kahn.

A l'attention de :
M. Nicolas Sarkozy, président de la République française


Un séisme financier fait vaciller l’ensemble du système bancaire international et, au-delà, l’économie mondiale. Et malgré cela, le gouvernement français persiste à vouloir privatiser La Poste. L’administration américaine « nationalise » des pans entiers de la finance pour éviter la débâcle, mais l’Etat français, lui, est prêt à céder au privé une partie au moins d’un service public auxquels les Français sont attachés. Et, avec lui, la banque des classes moyennes et des tout petits épargnants.

Comme dans le cas du fichier Edvige, Nicolas Sarkozy, sentant la montée des oppositions, a repris les choses en main et créé une commission de réflexion. En réalité, c’est tout réfléchi : une fois transformée en société anonyme, La Poste ouvrira son capital aux investisseurs privés pour lever en bourse les fonds nécessaires à sa croissance - dans un marché totalement ouvert à la concurrence d’ici 2011…

 

réclame l'organisation d'un référendum d'initiative populaire sur l'ouverture au privé du capital de la Poste.

 

 





 

 

Dans un article publié le vendredi 10 octobre 2008 sur le site de Marianne par Stéphane Miet, l’AMF (Association des Maires de France)  nous rappelle quelles sont les missions de La Poste :

« … ces missions sont « prévues dans le contrat de service public 2008-2012, signé entre l'Etat et La Poste ». Que prévoit ce contrat ? Signé le 22 juillet dernier, il pose les engagements respectifs de La Poste et de l'Etat concernant les quatre missions de service public : le service universel postal, le transport et la distribution de la presse, l'accessibilité bancaire et l'aménagement du territoire. »


 




Marie-Jeanne Béguet, Modem, présidente de l’association des maires ruraux de l’Ain, qui défendait le service public pendant la campagne des sénatoriales, confirmait dans une interview au Progrès  les inquiétudes de l’AMF.

Extrait de l’interview

Non seulement les Français perdront leur service public, non seulement il subiront les hausses de tarifs (car il ne faut pas se leurrer les tarifs iront à la hausse) mais en plus les communes devront payer pour conserver un substitut de service public. 

Il faut maintenant que cesse cette grande braderie des services publics organisée par l’Etat ! Signons cette pétition !   
                                                                      J.L.

 "...Pour toutes  ces raisons, Marianne a décidé de relayer l'idée d'un référendum d'initiative populaire, comme le permet désormais la nouvelle Constitution."
 

Par Jacques - Publié dans : Actualités et Société
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /2008 23:36

 

Choquants et consternants les « parachutes dorés » des patrons des grandes entreprises françaises cotées en bourse devraient être encadrés et plafonnés.

Laurence Parisot, présidente du Medef, a présenté le lundi 6 octobre 2008 un « code de gouvernement d’entreprise » rédigé en collaboration avec l’Afep  (Association française des entreprises privées).

Elle s’est dite favorable à la suppression des parachutes dorés  pour les patrons en situation d’échec. Et c’est bien là le cœur du problème, trop souvent ces indemnités de départ se sont transformées en prime à l’incompétence. Combien de ces dirigeants d’entreprise sont partis avec le pactole laissant sur le carreau l’entreprise dont ils avaient la gestion et le personnel dans une  situation pour le moins inquiétante quand il ne s’agissait pas tout simplement de suppressions d’emplois. D’un côté une entreprise en situation délicate ou pire,  des personnes licenciées et de l’autre un ex-dirigeant qui part avec son bonus. Pour un peu Alex Miller, ex-dirigeant de Dexia, s’en allait avec une indemnité de départ de 3.7 millions d’€uros alors que les gouvernements belges et français s’étaient portés au secours de la banque en difficulté. Il a annoncé vendredi 3 octobre, sous la pression de Bercy, qu’il renonçait à cette indemnité.

Souvenons-nous de quelques scandaleux bonus bien français :

Jean-Marie Messier  et ses 20 millions d’€uros alors que Vivendi (aujourd’hui Vivendi Universal) annonce des pertes records.

Plus récemment  Noël Forgeard, licencié du groupe EADS alors que le titre s’effondre en bourse à la suite de l’annonce de retards….indemnité de départ : 8.5 millions d’€uros. Primes de participation pour les employés d’EADS  2.88€ (revalorisées à 1008€ par la suite)

Et encore Serge Tchuruk et Patricia Russo, co-dirigeants du groupe Alcatel-Lucent. En 2007 le groupe a perdu  3.5 milliards d’€uros et annoncé plus de 16000 suppressions d’emplois dans le monde. Les deux dirigeants ont annoncé leur démission….Les indemnités respectives 5.7 et 6 millions d’€uros.
On notera également les 13 millions d'Antoine Zacharias ancien président du groupe Vinci (ex SGE), mais il faut bien remarquer que dans ce cas le départ du dirigeant s'est fait alors que l'action du groupe, qu'il avait porté pendant près de 7 années, avait été multipliée par 6 entre 2001 et 2007 et que tous les employés du groupe ont bénéficié de cette évolution (On peut sans doute ergoter sur le montant, mais il me semble qu'il n'y a pas là une réel scandable en la matière...ce qui serait plus discutable, en revanche, ce sont les poursuites judiciaires entreprises par Antoine Zacharias contre le groupe Vinci, mais ce n'est pas le propos de cet article) 

Pour le moment "le code de gouvernance" du Medef n’est qu’un code de bonne foi…c’est le moins que l’on puisse faire dans la situation actuelle

Selon une dépêche de l’AFP, relayée par Yahoo Actualités : « Nicolas Sarkozy a toutefois décidé de ne pas se contenter du code éthique patronal et de déposer un amendement au projet de loi sur les revenus du travail qui doit être examiné le 27 octobre devant le Sénat. "Il a voulu inscrire ça dans la loi parce que c'était une promesse de campagne qui a une valeur d'exemplarité", a fait valoir un de ses conseillers. »

De prime abord on ne peut être en désaccord avec le Président,  reste à voir le contenu de l’amendement.

                                                                         J.L.  

Par Jacques - Publié dans : Actualités et Société
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /2008 22:05

Par Jacques - Publié dans : MoDem Infos
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 22:01

 

Où l’on apprend, lors des sénatoriales, qu’un certain Charles, de retour du purgatoire, qui fit jadis la cour au FN, qui fit même courtes noces et mauvais banquet, se prit soudain d’amour (ou d'intérêt), pour une dame du MoDem. Il s’en alla, non sans aplomb, demander la main (sinon les voix) à son chef de clan, le dit François Bayrou … Mais la belle qui n'était pas demandeuse, ne s’en laissa pas conter et appela les gaillards grands électeurs à faire barrage. Chapeau bas Dame Marie-Jeanne votre honneur est sauf, et le sieur Charles s’en retourna sans même un mandat…

 

 

Par Jacques - Publié dans : Sénatoriales 2008
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 21:44

L'INDEMNITÉ PARLEMENTAIRE  

                                                          ou la multiplication des petits pains….

 

« Facteur important de la démocratisation des régimes politiques, l'indemnité parlementaire est destinée à compenser les frais inhérents à l'exercice du mandat. Elle permet à tout citoyen, quelle que soit sa situation de fortune, de pouvoir prétendre entrer au Parlement et garantit aux élus les moyens de se consacrer pleinement, et en toute indépendance, aux fonctions dont ils sont investis… ».   source : http://www.senat.fr

 

loi organique n° 58-1210 du 13 décembre 1958  

relative à l’indemnité des membres du parlement

 

 

 L'indemnité comprend trois éléments :

·                 l'indemnité parlementaire de base,

Elle est fixée par référence au traitement des fonctionnaires occupant les emplois les plus élevés de l'Etat. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus haut des fonctionnaires de la catégorie « hors échelle » (conseillers d'Etat, préfets, directeurs d'administration centrale, etc.). Son montant brut mensuel  s'élève à 5 427,33 €  (montant en vigueur au 1er mars 2008)

 

·                 l'indemnité de résidence,

Elle  représente 3 % du montant brut mensuel de l'indemnité parlementaire de base et s'élève, à la même date, à 162,82 €

 

·                  l'indemnité de fonction,

Egale au quart du  montant des indemnités précédentes
soit 1 397,54 € (au 1er mars 2008)

 

Soit un total brut de  6987.69 €

 

A ces indemnités peuvent s’ajouter des prestations pour charges de famille et un supplément familial variable selon le nombre d'enfants à charge.

De plus les membres du bureau du sénat perçoivent une indemnité représentative de frais, qui a pour base de calcul l'indemnité principale et dont le pourcentage varie suivant la fonction occupée.

 

 

Ces indemnités sont soumises à retenues :

·                 Prélèvements obligatoires liés aux assurances sociales

·                  Prélèvements relatifs aux droits à pension de retraite

Après le renouvellement de 2004 - et sur la base d'un mandat de 9 ans -  la pension brute moyenne (sans majoration pour enfant) pour un ancien sénateur est de 3 294.71 € par mois (l’abaissement à six ans de la durée du mandat sénatorial aura peut-être, à terme, un effet sur le montant des pensions).

(On nous permettra d’être sceptiques – note de l’auteur)

·                 « contribution exceptionnelle de solidarité » de 1 %, en faveur des travailleurs privés d'emploi

·                 CSG : -508.35 €

·                 Contribution pour le remboursement de la dette sociale : -33.89 €

·                 Les sénateurs en exercice sont obligatoirement affiliés à la Caisse autonome de sécurité sociale du Sénat.

 

Après ces diverses retenues, l'indemnité parlementaire nette pour un sénateur, s’élève à 5.398,84 € par mois (au 1er mars 2008). Cette somme est destinée à assumer des frais de mandat importants, notamment de déplacement, de représentation et de double résidence, qui s'imposent à tout sénateur.
Le règlement du Sénat prévoit un autre type de retenues opérées sur l'indemnité à titre de sanction.

L'article 15, alinéa 1, du règlement : « la présence aux réunions des commissions est obligatoire »

L'article 15, alinéa 3, du règlement, : « En cas de trois absences consécutives non justifiées d'un commissaire dans une commission permanente, le bureau de la commission en informe le Président du Sénat, qui constate la démission de ce commissaire, lequel ne peut être remplacé en cours d'année et dont l'indemnité de fonction est réduite de moitié jusqu'à l'ouverture de la session ordinaire suivante. »
(note de l’auteur : L’Assemblée Nationale dispose également d’un droit de retenue pour absences mais celui-ci n’est pas appliqué dans les faits  - …Réf. Emission « droits d’inventaire »  du 18 septembre 2008 présentée par Marie Drucker, Rue89  « Faut-il sanctionner les députés absents ? »….)

En outre la  loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, modifiant l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958, introduit le principe du plafonnement  général des indemnité en cas de cumul des mandats :  <<En outre, le parlementaire titulaire d'autres mandats électoraux ou qui siège au conseil d'administration d'un établissement public local, du centre national de la fonction publique territoriale, au conseil d'administration ou au conseil de surveillance d'une société d'économie mixte locale ou qui préside une telle société ne peut cumuler les rémunérations et indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d'une fois et demie le montant de cette dernière.>>
soit, au 1er mars 2008 :  5427.33 x 1.5 = 8 141,00 €. 
 

En plus des structures administratives mises à disposition des sénateurs au sein même du Sénat  « …des moyens individuels ont été créés pour permettre à chaque sénateur d'organiser, au Palais du Luxembourg ou dans son département, son mandat conformément à ses propres besoins. Attachés au sénateur lui-même, et non à l'institution sénatoriale, ces moyens ont un caractère « personnalisé » car leur but est d'adapter le mieux possible les conditions d'exercice du mandat aux impératifs particuliers de chaque sénateur. »

Pour faire face à leurs frais de mandat (rémunération de personnel de secrétariat, location d’une permanence dans leur département d’élection, équipement de bureau, etc….) les sénateurs perçoivent une indemnité de frais de mandat qui s’élève mars après déduction des retenues réglementaires, à  6141,33 € (montant en vigueur au  1er mars 2008)
Depuis 1996, les sénateurs peuvent être assistés par des collaborateurs (jusqu’à 3 à temps plein, 6 à temps partiel) dont le rôle consiste à « seconder le sénateur dans les tâches personnelles directement liées à l'exercice de son mandat parlementaire »

Ces assistants sont directement recrutés par les sénateurs (Seule exclusion de ce recrutement les fonctionnaires des assemblées, en activité ou à la retraite ainsi que leur conjoint.)  Condition requise pour être « éligible » : être titulaire du baccalauréat. Les assistants sont liés à leur employeur par un contrat de droit privé.

Ils sont cependant rémunérés par le Sénat qui met des crédits à disposition de l’AGAS (Association de Gestion des Assistants de Sénateurs) qui se charge de la gestion des formalités administratives et financières pour le compte des sénateurs.
La rémunération mensuelle brute d’un assistant à plein temps s’élève à 2363,22 € (montant en vigueur au 1er mars 2008)

Les moyens matériels mis à la disposition des sénateurs :
·                  Chaque sénateur dispose d’un bureau individuel dans l’enceinte du palais du Luxembourg ou ses dépendances.
·                  Chaque sénateur dispose d’un ordinateur (et accessoires), d’un accès à Internet, d’une messagerie électronique et d’un droit à la formation…..
·                  Chaque sénateur  peut disposer de 4 lignes téléphoniques (forfait global des communications pris en charge par le sénat. Le montant annuel du forfait est fonction de l’éloignement du département d’élection) ainsi que de deux télécopieurs (un dans son bureau et l’autre en Ile de France ou dans sa circonscription d’élection)
·                  Les sénateurs bénéficient de la gratuité du courrier parlementaire (forfait annuel) ainsi que des services d’un bureau de poste (y compris retrait d’espèces) à l’intérieur du palais du Luxembourg.
·                  Les sénateurs bénéficient de facilités de transport (dont droit à 40 allers-retours par avion entre Paris et leur circonscription et 6 allers-retours entre Paris et une autre destination métropolitaine…dont droit à une carte de circulation valable sur l’ensemble du réseau SNCF….dont droit à une voiture avec chauffeur (parc du Sénat) pour des déplacements de courte durée entre Paris et communes limitrophes
·                 Un restaurant est réservé aux sénateurs mais les prestations sont à leur charge.
·                 Des prêts d'aide au logement en région parisienne et dans leur circonscription peuvent être accordés aux sénateurs. La durée maximale de remboursement est de 18 ans et le taux moyen oscille autour de 2 % pour un prêt moyen d'environ 75 000 €. 

                                                                        Jacques L.

Par Jacques - Publié dans : Sénatoriales 2008
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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /2008 22:17

Pas de fauteuil de sénatrice pour Mme Marie-Jeanne Béguet.

A notre grand regret l’unique candidate du MoDem dans l'Ain ne siègera pas sous les ors du palais du Luxembourg.

Sont élus pour le département de l'Ain :

Rachel Mazuir, PS,  Président du Conseil Général de l’Ain,

Jacques Berthou, DVG, soutien du PS, maire et conseiller général de Miribel,

Mme Sylvie Goy-Chavent, UMP, maire de la petite commune de Cerdon.
Charles Millon qui voulait faire son retour politique à l’occasion de ces sénatoriales n’a pas été réélu.

 

Ain : résultats du second tour                                  source : http://www.senat.fr/

N° candidat

Nom

Prénom

Nuance

Elu

Voix

%Exp

01

MAZUIR

Rachel

SOC

ELU

771

49,55%

05

BERTHOU

Jacques

DVG

ELU

723

46,47%

09

GOY-CHAVENT

Sylvie

UMP

ELU

720

46,27%

10

MILLON

Charles

UMP

-

634

40,75%

11

GUILLERMIN

Henri

UMP

-

675

43,38%

14

CHABRY

Jean

DVD

-

516

33,16%

 

 

 

 

Total I

3

4 039

-

               

 

Les résultats du premier tour  ICI

Par Jacques - Publié dans : Sénatoriales 2008
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